« CERTAINS ONT DE LA REPARTIE, MOI, J’AI LA RAIE AU MILIEU… »
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En cette fin avril 2012, vous êtes 12 205 à avoir signé la pétition demandant la relaxe des « 4 de Tours » – dont 8746 signataires en ligne sur http://baleiniers.org/la-petition
Le jugement de la Cour d’appel d’Orléans du 10 avril 2012, a aggravé les peines des trois camarades déjà condamnés en première instance par le Tribunal correctionnel de Tours. Il a notamment doublé le montant dû à la Partie civile représentant le Ministre de l’Intérieur, puisque, au motif que la procédure fut « longue et difficile » (sic !), ce sont 6000 euros dont devront s’acquitter, solidairement, les condamnés . A quoi il convient d’ajouter 120 euros chacun pour frais de justice, et 300 euros chacun de dommages et intérêts – l’amende de 500 euros chacun étant assortie du sursis.
Vous trouverez l’analyse détaillée de ce jugement de la Cour d’appel en allant sur la page CENSURE ET RACKET : LA COUR D’APPEL ENFONCE LE CLOU ! Communiqué du Comité de Soutien du 16/04/12) Nos trois camarades se sont pourvus en Cassation. Grâce à vos dons, l’état actuel de la caisse de solidarité gérée par le Comité de soutien permet d’avancer les honoraires de leur avocat, qui fait parvenir le pourvoi à la Cour dans les tous prochains jours. Mais un pourvoi en Cassation n’est pas suspensif des peines, ni des divers frais. Nous dénonçons avec vigueur ce racket judiciaire dont le but est évidemment de toucher les militants au porte-monnaie. Mais notre détermination à soutenir et épauler nos trois camarades dans leur combat contre l’arbitraire du pouvoir reste entière. C’est pourquoi nous lançons cet appel pressant à la solidarité, pour que le fardeau financier soit partagé entre nous tous, qui demandons leur relaxe parce que nous partageons leur dénonciation de la chasse aux étrangers et des moyens qu’elle emploie – qui rappellent un passé honni. Si nous nous y mettons tous, cette charge sera d’autant plus légère pour chacun.
Voici donc ce que nous vous proposons – au choix, à l’instar de ce qui se pratique dans d’autres luttes collectives qui recourent aux « payeurs volontaires » :
a) Chacune et chacun d’entre vous fait un chèque d’un montant qui peut être très modique (2 ou 3 euros) à l’ordre de « Agent judiciaire du Trésor » (c’est la Partie civile, pour qui il faut trouver 6000 euros) ; vous envoyez ce chèque à Solidaires 37, La Camusière, Maison des syndicats, 18 rue de l’Oiselet, 37550 SAINT-AVERTIN. Une fois la somme atteinte, nos trois camarades déposeront cette multitude de chèques entre les mains de la Partie civile, avec ce message : « des milliers de personnes solidaires partagent la responsabilité politique des actes qui sont reprochés à trois militants ».
b) Vous pouvez aussi faire vos dons de façon plus classique à l’ordre de Solidaires 37, et les envoyer à l’adresse ci-dessus. Ils seront ensuite répartis selon les besoins.
Salutations solidaires.
Tours le 30 avril 2012 Le Comité de soutien aux 4 de Tours. Contact : 02 47 61 51 08 Mail : contact@baleiniers.org Plus d’informations ici : http://baleiniers.org
Merci de faire circuler largement dans vos réseaux cette information. Et si vous disposez d’un site ou d’un blog, nous vous remercions par avance de la mettre en ligne.
source : Baleiniers
Adam « MCA » Yauch des Beastie Boys est mort le 4 mai dernier des suites d’un cancer contre lequel il se battait depuis trois ans.
Il fut le plus discret des Beastie Boys, rappeur au flow rêche et abrasif devenu au fil des ans le grand frère spirituel converti au bouddhisme. Le plus âgé des trois mousquetaires blancs du hip hop, Adam Nathaniel Yauch est né en 1964, le fils de Noël, un architecte, et de Frances, éducatrice dans l’école publique. Bien que le groupe se soit fait les champions de Brooklyn dans le morceau « No Sleep Till Brooklyn » (1986), Yauch est le seul à être né dans ce district de New York. Il n’a que dix-sept ans lorsqu’il fonde les Beastie Boys en 1981 avec Diamond D et Kate Schellenbach, future Luscious Jackson. Ce n’est alors qu’un groupe de punk hardcore comme il y en a tant d’autres.
La contribution de Yauch à l’univers des Beastie Boys est énorme. Il est l’auteur de la ligne de basse de « Sabotage », l’un de leur plus gros succès, et sous le pseudonyme de Nathanial Hörnblowér le réalisateur de nombreux clips du groupe. Ayant fondé le studio de cinéma Oscilloscope Laboratories en 2002, il est le maître d’œuvre du film Awesome ; I Fuckin’ Shot That, enregistrement live filmé en 2004 par cinquante caméras distribuées à des fans. Yauch a également produit en 2007 l’album du retour des Bad Brains, un de ses groupes favoris qu’il avait côtoyé à ses débuts. Il avait l’art de ne jamais oublier d’où il venait. Lors du concert au Montreux Jazz Festival en 2007, il dédie le concert à David Parsons, l’homme qui les avait lancés sur son label Ratcage et qui était mort en Suisse.
Yauch est surtout l’instigateur des engagements politico-idéologiques du groupe. Après l’album Paul’s Boutique, en 1989, cet amateur de snowboard se rend au Tibet où il se familiarise avec la lutte non-violente du Dalaï-lama et de ses disciples. Il rejoint la Fondation Milarepa et organise plusieurs manifestations pour récolter des fonds destinés à aider le peuple tibétain à se libérer du joug du gouvernement chinois. Sur Ill Communication, il compose « Bodhisattva Vow », un rap basé sur un serment bouddhiste, accompagné d’un chœur de moines tibétains qu’il invite sur scène en 1994 lors du festival Lollapalooza. Son engagement culmine en 1998 avec la sortie du film Free Tibet.
Le bassiste des Beastie Boys, qui troquait parfois sa basse électrique pour une contrebasse, était d’une douceur extrême. Backstage à Montreux, assis sur une chaise, à l’écart des autres, il était disponible à la conversation. Il avait vraiment l’allure d’un moine bouddhiste. « Mes rimes se bonifient avec l’âge comme du bon vin » rappe Yauch sur Hot Sauce Commitee Part 2, le dernier album en date du groupe retardé à la suite de l’annonce de son cancer des glandes salivaires au début de l’année 2009. On ignore ce que va devenir le groupe, mais il est certain que sans lui, les Beastie Boys ne seront plus jamais les mêmes. Comme Laurel sans Hardy, ou Groucho sans Harpo.
Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé jeudi 3 mai 2012 qu’il ne souhaitait plus que l’union départementale de la CGT réintègre la Bourse du travail de la place Saint-François, dans le Vieux-Nice.
L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse improvisée au cours de laquelle il a annoncé ses projets de restauration des bâtiments de la Bourse du travail, dont certains datent du moyen-âge. Un musée de l’histoire locale doit notamment y prendre place. La CGT, « locataire » des lieux depuis 1896, soit 116 ans, avait dû les quitter l’an dernier en raison de travaux de sécurité. Mais une convention la liant à la mairie permettait au syndicat d’y revenir. Or, Christian Estrosi a annoncé également qu’il comptait faire annuler cette convention par le conseil municipal. L’union départementale CGT estime que son syndicat paye ses prises de positions et son engagement. Elle envisage une action en justice.
Ce cas n’est pas isolé. Xavier Bertrand, maire de Saint Quentin dans l’Aisne a récemment contesté la présence CGT dans les locaux de la Bourse du travail.
source : CGT
A noter qu’à ce sujet la ville de Nice à mis en ligne sur son site internet nice.fr un sondage . La question posée est : « Etes vous favorable à la création d’un musée pour l’histoire niçoise et à une salle de loisirs pour les seniors dans la Palais communal, l’Aigle d’Or, l’immeuble Bona et le capitole situé place St François. »
Ces locaux doivent être rendus à la CGT conformément au protocole signé par le Maire, donc répondons massivement NON à ce sondage!
Aujourd’hui, nous avons découvert le local du Parti Communiste Français de Nice Riquier tagué de symboles nazis.
Au lendemain des cérémonies du 8 mai 1945, symbole de la victoire de notre pays sur les nazis, voir des croix gammées et des symboliques d’Hitler sur les murs d’un local du Parti Communiste dont ses militants ont grandement participé à cette libération, fait froid dans le dos.
Ceci nous incite encore une fois à continuer notre bataille idéologique et pédagogique contre l’installation des idées d’extrême droite dans notre pays. Ne laissons pas s’installer ce climat de haine dans notre ville !
Ceci est aussi une leçon pour tous les responsables politiques qui voudraient dédiaboliser les propos et l’idéologie d’extrême-droite comme cela s’est passé durant les dernières élections et tout particulièrement entre les deux tours des pérsidentielles.
Cécile Dumas (secrétaire départementale du PCF 06)
Robert Injey (conseiller municipal de Nice)
Jacques Victor (conseiller général)
le 9 mai 2012
source : L’Humanité
Le Réseau Education sans frontières (RESF) se félicite de la défaite de Nicolas Sarkozy dont l’histoire retiendra qu’en dix années, de l’Intérieur à l’Elysée, il a emprisonné en centre de rétention plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants étrangers sans papiers et en a expulsé de deux à trois cent mille. Il est à son tour expulsé de l’Elysée. Bon débarras.
Son successeur a affirmé vouloir mener « une autre politique migratoire fondée sur des règles transparentes, stables et justes (…) et conduite dans le respect de la dignité de tous les êtres humains qui sont sur notre territoire » (courrier au RESF et à l’OEE du 20 février 2012 http://www.educationsansfrontieres.org/article41771.html) .
Même si ses engagements ont été limités et prudents, cette volonté du Président Hollande devrait marquer une rupture avec la xénophobie d’Etat, se traduire par un profond réexamen du code de séjour des étrangers et des demandeurs d’asile (CESEDA) et permettre de répondre aux exigences minimum qui ont été portées par le RESF et par les militants et élus de gauche sous les quinquennats de Chirac et de Sarkozy :
* Conformément aux engagements écrits pris par le candidat Hollande (courrier au RESF et à l’OEE du 20 février 2012 http://www.educationsansfrontieres.org/article41771.html ), le placement en rétention des mineurs devra être interdit, la gratuité de l’AME rétablie, la liste des pays dits sûrs supprimée, le droit d’asile pleinement restauré.
* De même les parents d’enfants scolarisés ou les sans papiers ayant un travail déclaré ou au noir devront être régularisés, conformément aux engagements pris par le Parti Socialiste et plusieurs fois évoqués par le candidat.
* Même si, de façon incompréhensible, cet aspect de la question ne figure pas dans le programme du Parti Socialiste ni dans celui de son candidat, le RESF maintient son exigence de la régularisation des jeunes majeurs scolarisés, sauf à souhaiter voir les élèves des lycées des jeunes concernés défiler par centaines sous Hollande comme ils l’ont si souvent fait sous Sarkozy avec la solidarité de militants et d’élus des partis de gauche, dont le Parti Socialiste.
* Le démembrement des familles (l’expulsion d’un père ou d’une mère tandis que le conjoint et les enfants restent en France), mesure inhumaine s’il en est, devra être interdit.
* Les taxes prohibitives perçues sur la délivrance des titres de séjour doivent être réduites, ramenées, par exemples à celles exigées pour la délivrance d’un passeport français (80 €)
* L’accueil des étrangers, y compris ceux en situation régulière, est actuellement organisé dans certaines préfectures dans des conditions dégradantes. Il convient d’y remédier très rapidement.
Ces mesures, et celles concernant les autres catégories de sans papiers devront être prises au plus vite. Nous avons cependant conscience de la difficulté à décider et à organiser ces dispositifs en quelques jours.
Aussi nous semble-t-il indispensable et urgent que le président de la République prenne dès son entrée en fonction une mesure forte, à la fois symbolique, et qui concrétise aux yeux de tous que les promesses électorales ne sont pas du vent : un moratoire sur les expulsions.
L’expulsion est, en effet, une mesure d’une extrême gravité, propre à mettre en cause la vie, l’avenir, de ceux sur lesquels elle s’abat. C’est tout à la fois une arrestation impromptue, une garde à vue, un emprisonnement (jusqu’à 45 jours !), la perte de son travail, de son logement, la spoliation des biens accumulés, la rupture définitive avec son milieu, ses amis, sa famille et une humiliation dont on ne se remet pas : le pays qu’on avait choisi vous rejette et vous dépose, parfois dans la tenue dans laquelle vous avez été arrêté, à la queue de l’avion, sur le tarmac d’un aéroport ou rien ni personne ne vous attend.
La volonté exprimée par le président d’une « une autre politique migratoire » respectant « la dignité de tous les êtres humains » impose la refonte du CESEDA. Il serait dès lors inacceptable que des hommes, des femmes, des enfants soient expulsés sur la base de textes hérités du sarkozysme et promis à la corbeille très vite. Décréter un moratoire sur les expulsions est une mesure conservatoire à laquelle le nouveau pouvoir ne saurait se dérober. Le changement, c’est maintenant.
communiqué du 6 mai 2012
source : RESF
Comment fonctionnent les prisons françaises ? Comment se définit la population carcérale (et la surpopulation) ? Quels sont le sens et l’efficacité en terme de récidive des peines d’emprisonnement ?
A travers un ensemble de ressources multimédia, Carceropolis souhaite présenter une vision « réaliste » de l’univers carcéral, loin des caricatures et de l’imagerie qui font rimer banditisme et romantisme, exclusion et dissuasion. Notre objectif est de sensibiliser le grand public à ces questions, de donner un certain nombre de clefs pour que chacun puisse mener sa réflexion.
A l’origine du projet, l’engagement bénévole de citoyens, sans lien apparent avec la prison, mais convaincus que ce sujet central du vivre ensemble mérite mieux que les éphémères feux de la rampe médiatique. Ce projet n’aurait pas pu avoir lieu sans le soutien et la mise à disposition des œuvres des auteurs, réalisateurs et producteurs, ainsi que l’engagement des acteurs associatifs. Qu’ils en soient ici vivement remerciés.
source et infos : Carceropolis
En ce 1er mai, nous nous étions donné rendez-vous aprés la traditionnelle manifestation du matin, au cadran solaire de Ruba Capeù à Nice . Une foule colorée et enchantée de se retrouver autour de la Santa Capelina fraîchement construite par les participantEs. Arborant de manifiques couvre-chefs bricolés, les « travailleurs du chapeau » dansaient et chantaient dans un parfum de soupe de poissons qui mijote… L’ambiance festive et amicale attirait touristes et badauds. Ces derniers semblaient un peu étonnés par ce vent de liberté populaire et libertaire, un évènement malheureusement inhabituel à Nice (…à part le carnaval indépendant et la calade en carrioles…) . Le cortège s’est ensuite ébranlé au son de la batucada et des musiciens vers les ruelles de la vieille ville pour terminer ensuite par la mise à l’eau de la Santa, emportant avec elle les voeux contenus dans ses entrailles … Merci à toutes et à tous pour ces moments chaleureux pleins d’espérance et d’amitié ! Des notions qui se font de plus en rare dans nos contrées gangrénées par la bêtise humaine … VIVA!
Selon un communiqué de la direction de France 3 Côte d’Azur, publié le 23 avril, deux journalistes « ont été la cible d’agressions verbales à la permanence UMP des Alpes-Maritimes » : Éric Ciotti, député et président du conseil général, et Christian Estrosi, député-maire de Nice, auraient « violemment pris à partie » l’équipe de reportage, « accusant notamment France 3 Côte d’Azur de faire la campagne du Parti Socialiste ou encore d’être un bastion de la CGT ». La direction de la chaîne régionale demande « que la sécurité de ses collaborateurs soit assurée dans le cadre de leur mission, qui plus est lorsque cette dernière les amène à travailler dans une permanence politique ».
Origine du contentieux : Christian Estrosi estime « honteux » que France 3 n’ait pas couvert le meeting de Nicolas Sarkozy du 20 avril à Nice (contrairement à TF1 et à France 2). « Vous volez le contribuable », a-t-il asséné aux journalistes de France 3 présents à la Fédération départementale de l’UMP dimanche soir. « Des allégations sans aucun fondement et que n’étaye absolument pas la réalité des temps de parole accordés à chacune des formations politiques », se défend la direction de France 3 Côte d’Azur, qui « dénonce avec fermeté des actes d’autant plus condamnables qu’ils émanent d’élus de la République ».
« Dans une permanence UMP, donc avec un public de militants chauffés par la harangue d’Estrosi, nos journalistes se sont sentis menacés. Un militant UMP a voulu porter un coup. Il a été stoppé par la journaliste-cameraman », rapporte Frédéric Lamasse, représentant du SNJ-CGT, qui veut porter plainte contre les deux élus UMP pour atteinte à la liberté de la presse.
le 24 avril 2012 par Agnès Rousseaux
source : Basta Mag
à voir également des enregistrement audios et vidéos : Sud Ouest